L'an dernier, j'ai dit à un client qui ne je lui facturerai que 5K sur son projet au lieu des 10 signé.
Pas parce que je suis mauvais en négo.
Parce que la moitié de ce qu'il voulait payer ne lui servait à rien.
Le réflexe classique dans le conseil tech : le client a un budget, tu le remplis.
Il veut une usine à gaz ? Tu factures l'usine à gaz.
Il a besoin d'un MVP à 5K mais il a 10K en poche ? Tu trouves toujours 5K de "valeur ajoutée" à caser.
Roadmap gonflée,
features dont personne ne se servira,
architecture pensée pour 1M d'utilisateurs qu'il n'aura jamais.
C'est facile.
C'est confortable.
Et c'est exactement comme ça qu'on plante une startup early stage : en lui vendant du superflu avant qu'elle ait validé son marché.
Mon mantra c'est business first.
Business first, ça veut dire le business du client, pas le mien.
Livrer 80% de la valeur avec 20% des efforts, ça marche aussi sur la facture.
Alors oui, je laisse parfois 5K sur la table.
Mais le client revient.
Et il en parle.
Un devis honnête, ça se raconte mieux qu'une prestation gonflée.
Prendre le max pour ne pas "perdre la tune", quitte à mettre le client dans le mur, ce n'est pas de la stratégie.
C'est de la peur maquillée en business model.
Je préfère facturer juste et dormir tranquille.
